Aménager son logement pour une personne à mobilité réduite

Parfois de naissance, parfois à cause d’un accident, permanent ou ne durant qu’un temps, le handicap moteur touche en France au moins 850 000 personnes. Ce n’est d’ailleurs qu’une des six familles de handicaps, qui regroupent en tout 12 millions de Français. Tous impliquent des aménagements au quotidien pour ces personnes et leurs familles, y compris au niveau du logement. L’Univers du placard, spécialiste de l’aménagement intérieur, regroupe ici quelques idées et innovations pour améliorer le quotidien des personnes à mobilité réduite.

Femme en fauteuil roulant dans une cuisine adaptée.

Déménager ou rénover ?

Depuis 2008, les nouvelles constructions en France de bâtiments d’habitation collective doivent respecter des normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, dans les parties communes et dans un certain nombre de logements, qui doivent respecter quelques caractéristiques : revêtement des sols adapté, largeurs des portes et couloirs suffisantes, absence de seuil empêchant le passage, présence de zone de retournement du fauteuil à plusieurs endroits… Cela peut être une solution de déménager dans un tel logement, bien qu’il soit possible d’adapter un logement ancien qui ne convienne pas au handicap moteur.

Les aides à la rénovation

L’agence nationale de l’habitat finance jusqu’à 50% du montant hors taxes des travaux d’aménagement au handicap dans un logement vieux d’au moins 15 ans. Pour en bénéficier, il faut également répondre à certaines conditions de ressource et le montant est plafonné à 10 000 euros. Si l’on dépasse ces conditions de ressources, il est encore possible de voir ses travaux financés à hauteur de 35% du montant hors taxes, et jusqu’à 7000 euros.

Ces aides sont cumulables avec d’autres soutiens, comme la prime à la baisse de consommation énergétique, ou des aides spécifiques à votre région et département de résidence. On vous recommande de constituer les dossiers et d’attendre l’accord de financement avant d’entamer les travaux.

Quels aménagements ?

Parlons maintenant des aménagements eux-mêmes. Il existe autant d’adaptations que de personnes concernées. On n’a donc pas de solutions universelles, qui conviendraient à toutes les personnes à mobilité réduite, mais on espère donner au moins de l’inspiration et de bonnes idées.

Cuisine à la bonne hauteur

Pour convenir à l’usage d’un fauteuil roulant, les éléments de cuisine doivent pour certains être abaissés, d’autres surélevés. Par exemple, on abaissera les plans de travail, l’évier, les plaques de cuisson, pour qu’on puisse les utiliser à hauteur de fauteuil sans tendre les bras. On peut envisager de ne pas placer de placards sous ces éléments, afin de s’y glisser directement quand on a besoin de laver ses légumes, de les couper ou de les cuire. Les rangements peuvent alors être montés sur roulettes. Aussi, il peut être utile de relever les rangements bas et le réfrigérateur, afin d’y accéder sans entrave. Les meubles hauts restent accessibles si on les équipe de fixations réglables en hauteur, pour faire descendre le placard quand on a besoin d’y fouiller, et le remonter ensuite.

Placards sur mesure

Dans la même veine, l’aménagement d’un placard peut se faire intégralement selon le même système : la penderie basculante permet de profiter de la hauteur du rangement et supporte jusqu’à 10 kg de vêtements. Autre accessoire à envisager, le porte-pantalons coulissant, qui se présente comme un rail muni de 18 portants, que l’on fixe sous une étagère.

Quant à l’ouverture du placard elle-même, il n’y a pas de règle qui fasse des portes coulissantes, battantes ou pliantes les bonnes solutions, cela dépend plutôt des goûts et de la disposition des meubles. On doit en revanche penser à placer les poignées à une hauteur adaptée, pour les rendre plus facilement atteignables, et à les munir d’accessoires qui simplifient l’ouverture.

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