Êtes-vous maniaque du rangement ?

Forcément, chez L’univers du placard, on est plutôt du côté des organisateurs excessifs quand il s’agit d’aménagement intérieur. Cela dit, entre le chaos et l’asepsie de la maison, il y a tout un monde de nuances où chacun trouve sa place. De l’aligneur de tapis systématique à l’enleveuse de miettes ; de celle qui trie ses vêtements par couleur à celui qui prépare ses tenues une semaine à l’avance. Si cela traduit parfois quelques excès, en général, on aime tout de même mieux quand son intérieur est rangé. Pourquoi ? En psychologie, le lien est évident entre une maison rangée et un esprit clair. Ouvrez vos portes de placard, on va voir ce que vous avez en tête.

Chambre mal rangée.
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Ce que votre dressing dit de vous

Dressing, placard, commode ou armoire d’ailleurs, quel que soit l’endroit où vous rangez vos vêtements, la façon dont vous vous en servez donne des indices de la façon dont vous pensez. Vous pouvez tenter de croire que c’est uniquement pour le côté pratique que vous classez les habits par type, couleur, fréquence d’usage, vous ne trompez que vous. Cela tend à montrer simplement, mais concrètement, que vous êtes organisé et dans votre esprit aussi. Cela devient un problème si vous renversez tout par terre deux jours après avoir tout rangé, ou lorsque vous hésitez à sortir un t-shirt de la pile parce que cela va casser le camaïeu de teintes…

Les consultations en psychologie pour un trouble du rangement et/ou de la propreté sont courantes. Vous n’êtes pas seul·e. Au cœur de la problématique, il y a ce fait que le terme « intérieur » pour dire « maison » traduit très justement. La maison, c’est soi-même. Du coup, son ordre est la pensée ordonnée. On comprend immédiatement alors que si l’on laisse son intérieur prendre la poussière, si l’on laisse le linge sale à côté de la panière, si l’on s’énerve à la vue de deux miettes sur la table ou si l’on n’invite personne par peur du désordre occasionné, cela dit des choses de son esprit dont on n’est pas vraiment fier/fière. Qui a envie d’être poussiéreux, de faire face à des amas malodorants, d’être maniaque du contrôle ? De là à dire qu’une personne bordélique ne peut pas réfléchir proprement et qu’une autre qui est maniaque n’a aucune souplesse d’esprit, il n’y a qu’un pas, qu’on franchit en psychologie.

Des cas extrêmes

Aux extrémités du fil de la maison-esprit, il y a deux troubles obsessionnels compulsifs : d’un côté la syllogomanie (accumulation excessive) et de l’autre l’excès de rangement et/ou de propreté. Quand on subit ce dernier, on s’impose une routine tellement stricte que le moindre écart provoque une crise d’angoisse et qu’on vide l’existence de sa substance. À l’inverse, l’accumulation d’objets indique la peur de manquer, avec pour conséquence un intérieur saturé de choses aussi diverses qu’inutiles, qu’on retrouve parmi les symptômes du syndrome de Diogène.

Mais ces cas-là sont rares, et en réalité ni un peu trop d’ordre ni un peu trop de désordre ne sont un problème, c’est même ainsi que les processus normaux de pensée se font. Car si la maison est l’esprit, il faut bien laisser la place à la créativité en même temps qu’on ordonne la nouveauté, et la façon dont on construit ses intérieurs (le concret et l’abstrait) est tout simplement la personnalité.

Ainsi, la prochaine fois que vous aurez tendance à négliger le ménage, vous qui êtes si méticuleux d’habitude, demandez-vous s’il n’y aurait pas un élément de votre vie qui abaisse votre moral. Trouvez-le et balayez-le. Et si au contraire vous ressentez le besoin d’ordonner toujours plus, c’est le signal qu’il faut faire une pause et s’accorder un moment pour se ressourcer, si possible en laissant libre court à votre imagination plutôt que de la maitriser à l’excès.

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